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10/01/2012

Comment remplir une déchiqueteuse...

Le jour tant attendu arriva donc un mardi... Pas le dernier jour de boulot non, mais le dernier jour au boulot, après avoir été enchainée à un casque, après avoir gardé les yeux rivés sur des files d'appels qui défilaient sur un écran, après avoir passé quelques milliers d'heures sur des présentation power point, ça sonnait déjà comme une délivrance...
Je préparai un document de "handover" pour mon successeur non encore identifié, je conclus mon dernier management meeting par l'annonce tant attendue: "Mes chers compatriotes, ceci était mon dernier meeting avec vous... Pour le moment!"
Je vidai mon casier où je découvris moult trésors enfouis, presque oubliés... Le petit cochon rose que Hana m'avait donné, le martisor amené par Cristina, le trèfle en papier de St Patrick distribué à toute l'équipe par Oana... Mais aussi les vestiges d'une époque révolue: cahiers remplis de notes de mes propres appels, fichiers de distribution des tâches d'agents partis depuis longtemps, d'une époque où misterdoudou ne s'appelait encore qu'Oussama et où malgré quelques accrochages, l'équipe roulait comme sur des roulettes et enchaînait les bons résultats... Parmi tout cela, des couverts en tous genre, et même des assiettes en carton, vestiges de mes premiers mois de team leader, ma boite à sucre, qui ne me servait jamais mais si populaire parmi "mes" agents, les résultats de mon premier "champion of the month" avec la photo de la gagnante partie depuis longtemps... Une fois tout cela vidé et trié, je me dirigeai vers la déchiqueteuse et la nourris jusqu'à ce qu'elle n'en puisse plus, d'années d'appels téléphoniques, les miens mais aussi ceux des autres, de documents ramassés ça et là sur les bureaux de mes agents pour des raisons de compliance, et jamais réclamés par les intéressés... Puis je rendis la clef de mon casier à la gardienne des clefs, qui en retour me signa la fameuse "exit list": le saint Graal de tout employé s'en allant vers de nouvelles aventures.
La chasse aux signatures avait officiellement commencé. j'enchainai les visites aux diverses HR pour obtenir leurs autorisation de m'en aller, je signai aussi bon nombre de documents, que j'avais déjà signé il y a des jours, des mois, des années, qui confirmaient que je rendais bien ce que l'on m'avait prêté...
Et une fois le maximum fait, alors qu'il ne me manquait plus que trois signatures sur la liste en question, je pus rentrer chez moi, tenant fermement la liste salvatrice, tout en savourant intérieurement, ce petit goût de liberté...

 

*Woaow trop classe le passé simple hein? Ca rend tout ça bien émouvant comme il faut, on dirait que je m'en vais pour de vrai pour de bon alors qu'en vrai je bosse encore trois jours... Et que je reviendrai!*

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Commentaires

Alors ça y est : tu vas pouvoir t'occuper de préparer la layette à temps plein ?

Écrit par : maman du 7nain | 11/01/2012

Bientôt, bientôt... :)))

Écrit par : Fofita | 11/01/2012

Les commentaires sont fermés.