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20/05/2011

De la grande joie des révisions... Ou pas.

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Le premier juin, c'est le coup d'envoie des examens.

Du coup pour tous les marathonniens de L3 LLCE anglais de Paris X, c'est le sprint final.

Je vous ai déjà fait un petit topo sur les études à distance, je ne reviendrai donc pas sur les avanages qu'il y a à suivre une formation universitaire à distance.

Non, aujourd'hui on parle du sprint final et de ce qui a amené la nécessité de sprinter.

Je vous l'avais déjà dit, organiser son temps quand on travail à plein temps, qu'on veut garder un minimum de loisirs et de vie sociale (et j'admire ceux qui en plus ont des enfants!), ce n'est pas évident.

Le programme est exactement le même que pour les étudiants en présentiel, et le soir pendant qu'ils appronfondissent ce qu'ils ont vu en cours pendant la journée, nous on en est qu'à lire le cours.

Lire ce n'est même pas entendre, écouter et prendre des notes. Non, c'est juste lire. Personnellement en début d'année j'essaye toujours de prendre des notes aussi, mais pendant le sprint, plus le temps pour les notes.

En plus des cours, il faut bien sûr lire les oeuvres au programme, et étudier certains ouvrages universitaires, plus que nécessaires quand les professeurs compte sur le fait qu'on va effectivement lire les 30 livres de la bibliographie obligatoire, et que du coup leurs cours ne sont qu'un bref récapitulatif.

Les oeuvres littéraires au programme cette année, il y en avait 13. Dont plusieurs faisaient plus de 400 pages. En soit 400 pages, c'est tout à fait correct pour un livre de loisir, mais quand on fait en 3-4 heures par jour ce que les étudiants en présentiels font en 8, ça se complique.

Du coup, comme tous mes compagnons d'infortune, depuis une semaine (quand on a eu les dates et que les examens ont enfin eu l'air d'une réalité approchant à grands pas...), c'est la course contre la montre: finir de lire es oeuvres, finir de lire les cours, essayer de survoler encore quelques pages des ouvrages "fortement recommandés", pour les plus avancés, passer encore quelques heures à travaille ses traductions, ou à regarder la télé en anglais pour "chopper" le bon accent avant les oraux...

Et tout à coup, les 550 pages de Moby Dick ont l'air d'en être 1000, le vocabulaire appris soigneusement par coeur pour enrichir les exercices de thème s'envolent, la date du couronnement d'Elizabeth I pourrait être en l'an 3647... Et c'est comme si de toute l'année, on n'avait rien fait ou presque.

Les deux dernières semaines avant les examens sont une véritable épreuve de bourrage de crâne, c'est à qui en retiendra le plus en le moins de temps possible, gavage littéraire jusquà 100 pages par jour, élaboration de plans machiavéliques pour réviser jusqu'au dernier moment - l'entrée en salle d'examen - à grand renforts de plannings de révisions basé sur les dates des épreuves...

Et apparemment je ne suis pas la plus en retard... Allez je vous laisse chers lecteurs, j'ai encore de la lecture à faire! (Oui oui la photo c'est moi qui l'ai faite... Et encore il en manque un!)

21/03/2011

Etudier à distance

L'autre jour en discutant avec Mamzelle ma Belle-soeur sur Facebook, m'est venu l'idée de taper ça dans le gogol. Juste pour voir.

Et bien figurez vous que dans les premières pages du gogol, vous ne trouverez rien d'intéressant si vous voulez lire un peu de vécu avant de vous lancer. Rien. Que des sites d'universités ou gouvernementaux.

Alors le vécu, j'ai décidé de vous le donner. Après tout c'est ma quatrième année en études universitaires à distance!

Qu'est-ce qui m'a décidée? L'envie d'avoir un diplôme sans lâcher mon boulot et retourner chez papa-maman principalement. Le plus dur pour moi n'a pas été de décider d'étudier à distance, mais de choisir ma filière.

Quels sont les bénéfices de l'enseignement universitaire à distance?

- On peut suivre le même cursus que les étudiants présentiels, tout en travaillant, en congé parental, en double cursus, en restant au fin fond de la campagne etc...

- On avance à son propre rythme, on travaille la matière qu'on a envie au moment où on en a envie.

- Le confort de la maison n'a rien à voir avec les horribles amphis froids des universités.

 

Quels en sont les inconvénients?

- C'est sensiblement plus cher que pour les étudiants en présentiel (merci papa-maman).

- Quand on a une question, il y a toujours un endroit (forum ou autre mis en place par les facs) pour la poser. mais la réponse peut se faire attendre. On n'a pas forcément la possibilité de contacter directement les professeurs.

- Beaucoup d'universités n'ont pas de centre d'examen décentralisé. Ce qui signifie que pour passer les examens, il faut quand même se déplacer, et ça demande pas mal d'organisation.

- Comme on n'a pas forcément non plus beaucoup de contacts avec les autres étudiants, c'est parfois difficile de se motiver pour travailler.

- Organiser son temps entre travail, études et loisirs peut être fastidieux. Mais ce n'est pas insurmontable.

 

En bref: l'organisation chaotique de l'université où j'étais, l'incertitude de ce que j'allais faire ensuite, et l'emploi du temps léger en apparences seulement n'y ont pas été pour rien dans le fait que je n'aie pas trouvé ma place d'étudiante en présentiel à l'université. C'est ce qui m'a ammenée à aller travailler à 19 ans dans l'est du bout du monde. Même si on pourrait se dire que j'ai perdu deux ans de ma vie à essayer de m'intéresser à la psychologie, en fait je suis bien contente que ça n'ait pas marché.

J'apprécie beaucoup plus les études à distance. J'aime travailler, gagner mon pain à ma propre sueur sans dépendre de mes parents, ce que j'étudie maintenant, je le fais pour moi uniquement, pas parce qu'au 21ième siècle, c'est un peu "obligé" de faire des études supérieures.

Vous l'aurez compris: l'université à distance: je suis pour!